Profiter de mon séjour : ma manière à moi

Publié le par Forestrasta

Après mon mal-être du premier semestre, beaucoup de gens me disent que je dois profiter de mon année en Espagne. J'ai bien réfléchi à la question et je vais vous dire dans quel état d'esprit je me trouve à présent.

Pourquoi je voulais partir un an en Espagne ?
L'avantage de cette année Erasmus était le voyage. Je changeais d'horizon. Cela me permettait de voir plus loin que nos frontières, confronter ma culture avec la culture espagnole, prendre un peu de la distance, faire le premier pas vers le voyage.
Je n'ai pas choisis l'Espagne pour mon cursus universitaire ou professionnel. J'aimerais m'intéresser à l'Histoire de la France voire de ma région. En Etudes rurales à Lyon 2, je doute que l'espagnol m'aide beaucoup.
J'ai choisi l'Espagne parce qu'on y parle espagnol (pas bête, non? ). Et l'espagnol, c'est aussi une langue qui est parlée en ... Amérique latine ! Un jour, j'irai dans le Nouveau Monde. C'est un de mes rêves, un de mes projets. Mais, en attendant, vaut mieux y aller en sachant parler un peu la langue. L'Espagne m'offrait de perfectionner mon espagnol. Et puis, quoi de mieux que d'apprendre le castillan (les Espagnols préfèrent qu'on l'appelle ainsi, surtout les espagnols de Catalogne, de Galice, d'Asturies ou du Pays Basque) en Castille ??? J'ai choisi une ville où les habitants ont peu d'accents (à la différence de l'Andalousie par exemple). J'ai choisi un appartement avec que des filles espagnoles. Idéal pour l'apprentissage de la langue.
Je ne suis pas particulièrement intéressée par la culture espagnole. La culture de ce pays ne m'attire pas spécialement. J'ai dans la tête plein de préjugés sur les Espagnols et ils ne sont pas
tous positifs, si vous voyez ce que je veux dire. En effet, la corrida ... je peux m'en passer. La monarchie constitutionnelle avec la famille royale qui est souvent en première couverture de certains magasines que je ne lirai jamais ... très peu pour moi. J'ai aussi d'autres préjugés mais je pense faire un prochain article sur la question. C'est promis. En tout cas, je veux prendre aux Espagnols certaines choses de leur culture : leur musique (la voix des chanteurs et chanteuses andalouses me paraît très intéressante), leur cuisine (entre tapas, paella et tortilla), une certaine culture révolutionnaire et anarchistes dont il reste encore des traces aujourd'hui.

Et maintenant ?
Aujourd'hui, je vois ce séjour comme un premier pas. Un premier pas qui va dans la direction d'autres voyages. J'aimerai voyager et comprendre les autres cultures. Voyager vers les différences, vers l'opposition, vers l'altérité, vers ailleurs. Voyager mais aussi rester : parler avec les habitants, m'initier à leurs us et coutumes, savoir leurs vies, leur façon d'être et de penser, de communiquer et s'émanciper. Je ne veux pas vivre cette année comme si c'était la dernière à l'étranger. A la fin de l'année scolaire, ce ne sera pas la fin mais une étape. Je reviendrai en Espagne. Je ne romprai pas mes contacts avec les amis que je m'y serai fais. Chacun prendra son chemin vers son pays. Mais, les chemins se rejoignent si on le veut bien. Je ne veux pas rendre cette année exceptionnelle : cela signifierait que mes souvenirs se rangeront dans une boîte au fond de ma mémoire et je veux continuer à conjuguer ces souvenirs au présent et au futur. Je ne veux pas prendre le risque d'échouer mon année universitaire parce que je vis une année loin de chez moi. Je veux la réussir parce que cette année est égale aux précédentes : j'ai pris la décision de la faire pour la réussir. Je ne veux pas mettre de côté mes études sous prétexte que ce que je vis, je le vivrai qu'une fois. Bien sûr, chaque jour est différent des autres. Comme chque expérience est différente. Mais, je ne suis pas sûre qu'on puisse considérer de son vivant si telle ou telle expérience est meilleure, plus enrichissante, plus divertissante qu'une autre. Je veux vivre ce séjour comme un début et non une fin. Mes études sont la raison principale de ma présence ici. Plus vite je les réussis, plus vite je pourrai faire d'autres voyages.
De plus, ce séjour m'apprend beaucoup sur moi. Je sais mieux ce que je veux et ce que je ne veux pas. Je pense que j'ai fais le bon choix pour cette année malgré les douleurs et les difficultés. J'ai appris déjà beaucoup et j'ai fais à peine plus que la moitié de mon séjour. Bien sûr, je pense déjà un peu à mon retour. Parce que je pense qu'accompagnée de l'homme que j'aime, j'aurai peut-être pu être mieux ici. Mais, tout ceci n'est que parti remise. Plein d'autres voyages sont prévus dans ma tête avec lui.
Les pays où j'aimerai allé ? La Russie, la Mongolie, la Bolivie, l'Argentine, le Paraguay, le Vénézuela, l'Irlande, les pays qui se finissent par "-stan" (mais ni le Pakistan ni l'Afganistan), la Grèce, la Turquie, et on pourrait continuer pendant longtemps je crois. Les pays de culture orthodoxe m'intéressent, ceux de culture musulmane aussi. Les pays d'Asie mineure m'intriguent, tout comme ceux d'Amérique Latine (entre culture occidentale et culture amérindienne).
Publicité

Publié dans Réflexions

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article