Un retour provisoire avec la tête encore pleine de l'Espagne

Publié le par Forestrasta

Je ne vous raconterai pas mes vacances en France. Je ne suis pas sûre que ce soit très passionnant. Juste en deux trois lignes : Je n'ai pas lâcher Sylvestre d'une semelle. J'ai fais du ski avec Sylvestre, mon frère et Corinne. J'ai revu ma grand-mère adorée. J'ai passé Noël avec ma famille, en petit comité et la famille de Sylvestre. J'ai revu toute sa famille. On a fêté le Nouvel an à l'appartement de Sylvestre, à Saint Amour, avec deux de ses amis, Arnaud et Greg. J'ai revu Céline et Julien. On a aussi fais un tour sur Lyon. Voilà, en bref ... en très bref !!
Pendant mes deux semaines et demi en France, j'ai senti que l'Espagne n'était vraiment pas loin derrière moi. J'avais peur de dire des mots en espagnol. J'en avais un peu envie. J'avais peur de commencer à oublier cette langue. J'avais aussi l'impression d'avoir vécu quelque chose d'absolument intransmissible. Ce n'est pas trop le genre de choses que j'aime. Je n'aime pas garder des choses en moi. C'est difficile de placer des mots sur ses propres impressions. C'est difficile de parler de quelques choses d'aussi intimes. Je dis mais ça concerne autant ce que j'ai vécu que la difficulté de l'exprimer. Ce n'est pas simple d'expliquer !! (rires)
Le départ a été dur. En septembre, lorsque je suis partie, personne ne savait ce qu'il allait se passer et comment allait se dérouler mon séjour en Espagne jusqu'à décembre. En septembre, je partais vers l'inconnu. En janvier, je suis partie vers le connu et ça a rendu les choses plus dures ! En même temps, je suis partie en me disant "plus que six à sept mois). J'en ai fais presque la moitié !
J'ai beaucoup déprimé en novembre. Le mois de décembre s'est mieux passé parce que je rentrais. La difficulté n'est pas seulement envers Sylvestre, comme certains peuvent le penser. J'ai eu l'impression de louper plein de choses. Le monde a continué à tourner. L'eau a coulé sous les ponts. Dans ma famille, il y a eu deux naissances. Ma chère Céline a changé d'amoureux. Julien était triste. Et je ne pouvais rien faire à distance. A Salamanque, avec la fin du semestre qui approchait, je ne me suis pas sentie capable de réussir mon semestre. je devais faire un choix entre les copains et mes études. J'ai toujours eu la sensation de ne pas assez étudier (peux-t'on assez étudier ???) mais là c'était plus fort. Avec mes amis de Salamanque, j'ai le sentiment de passer à côté de pleins de choses et de n'être pas assez souvent avec eux. Ils ont cours que l'après-midi et donc sortent en semaine et moi ... non : j'ai cours le matin.
Maintenant, ça va mieux. je suis plus fataliste : il se passera ce qu'il devra se passer. A moi de trouver le juste milieu ! Et puis de toute façon, en ce qui concerne Sylvestre, c'est promis : après juin, je ne le lâche plus jamais !!! ;-)
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Publié dans Départs et retours

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