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Les deux premières semaines : avec mes parents

Vendredi 12 septembre 2008
Départ : samedi (30 août 2008)

On est parti le matin assez tôt (dans la mesure du possible). On était attendu pour le soir à Toulouse. Olivier (mon cousin) nous avait invité à une fête qu'il organisait pour la pendaison de sa cremaillière. Nous? Non, pas tout à fait. Il avait invité ceux qui ont aidé à la rénovation de sa maison. J'étais avec mes parents à cette soirée. La personne qui avait vraiment aidé, c'était Sylvestre (mon copain, amoureux, amour d'ange, novio, preféré, adoré, etc.) et il n'était pas là. :'(
Pour aller de Villefontaine à Toulouse, tout un chacun passerait par la vallée du rhône et ensuite, tour de la Méditérannée, jusqu'à Toulouse, en gros. Mais là non !!!! Mon père dirait "oui, mais nous ne sommes pas comme tout le monde!" Ah ben ça non!!! Ca se saurait. Donc, nous sommes passés par le Massif Central. On a traversé des villages ... Les gens devaient pas souvent voir des camping-cars passer souvent dans leurs rues. En effet, car les rues (si on peut appeller ça comme ça) étaient ultra-méga-super étroites. Et puis, (rires), ils nous regardaient tous avec des grands yeux. En même temps, un petit camping-car vert, on ne passe pas inaperçu. A un moment, mon père a demandé son chemin à quelqu'un du coin. ca me faisait rire car je me suis demandée s'il allait lui dire qu'on allait à Toulouse. Tout ça parce que le GPS a dit que c'était plus court de passer par là. En tout cas, je crois qu'au retour, mes parents passeront pas par là !!! (rires).
On est arrivé vers 20h chez Olivier. On avait apporté (plutôt mes parents) du saucisson lyonnais, des petites pommes de terre, de la salade de pied d'agneau (ou quelque chose comme ça) et du fromage du Dauphiné. On a retrouvé Olivier, Agnès, Mayeul, Jean-Christophe, Agnès, Claire, Laurent, Axelle, Rachel, Eric, Lola et Julie (en gros, mes cousins et mes cousines avec leurs copains, copines et enfants respectifs). J'ai revu des têtes que j'avais déjà vu, des amis d'Olivier et Agnès. J'ai vu Agnès (celle d'Olivier) et Claire avec leurs gros ventres. C'est étrange parce qu'elles en sont toutes les deux à un mois ou un mois et demi de la naissance et leurs ventres sont pas du tout pareils. Bref, ça m'a fait super plaisir de voir la famille avant de partir, surtout que j'en ai vu d'autres de la famille le w.end précédent lors du mariage de ma cousine Gaëlle (je ne me risquerais pas à écrire son nouveau nom de famille).
Chez Olivier, le repas avait déjà un peu commencé. On a vu deux groupes de musique dont Agnès connaissait les membres. C'était bien sympa. Le concert a eu lieu dans la véranda. J'ai préféré le premier groupe. Je crois que dans le nom du groupe, dont je ne me souviens que vaguement, il avait "Elfine". En tout cas, j'ai passé une excellente soirée.

Et ça n'allait pas s'arrêter là!!!


Par Forestrasta
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Vendredi 12 septembre 2008
Second jour :  dimanche (31 août 2008)

On a dormi dans le camping-car. J'ai dormi à l'étage et mes parents en bas. Je vais moins souvent faire pipi qu'eux alors, c'est plus pratique ainsi. Comme on était sur place, ben, on a déjeuné dans le camping-car. Quand on est arrivé dans la cuisine de chez Olivier, ils étaient en train de déjeuner. Ca a été matinée détente. On a rien fait de spécial. Olivier nous a fait visiter son potager. J'ai hâte d'en avoir un aussi. Ca a l'air d'être presque un défi contre la nature (ou avec pour ceux qui préfèrent). La terre n'est pas forcement bonne. Il faut la rendre bonne et ce n'est pas chose aisée. Olivier a aussi montré la cabane en paille qu'il a fait pour Mayeul à mes parents. Moi, je l'avais vu l'an dernier, quand on était venu avec Sylvestre après notre tour en Espagne.
Le repas de midi était délicieux. On a mélangé plein de choses pour faire une salade composée. C'est terrible ce que "salade composée" ne veut rien dire !
On était sensé repartir après le repas. Ca a un peu traîné. Rachel et Eric nous avaient proposé de passer par chez eux et de s'arrêter pour la nuit. On est parti avant eux parce qu'ils habitent dans les Pyrénées et le camping-car a des difficultés dans les montées. On s'est retrouvé au terrain où ils construisent leur maison. C'est le début. On a vu la structure du garage. Il pleuvait alors on est pas resté longtemps. On est passé par Arreau pour acheter des pizzas pour le repas du soir. Quand on est arrivé chez Rachel et Eric, il était temps : les filles avaient faim. Lola a mangé avec nous. Elle nous a impressionné. Elle doit avoir quatre ans et elle a mangé presque comme nous.
Après le repas, les filles couchées, un conte de Gougaud et au lit ou plutôt... au duvet!!!!
Par Forestrasta
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Vendredi 12 septembre 2008
Troisième jour : lundi (1er septembre 2008)

Nous sommes partis le matin de chez Rachel et Eric. Le projet : arriver à Madrid le soir-même. Nous étions à Gouaux, près du tunnel de Bielsa (par lequel nous sommes passés). C'était "journée-route" qui était prévu. Et d'ailleurs, c'est ce qui s'est passé !!!
Le matin, nous avons pris le petit déjeuner avec Rachel. Eric était déjà parti au travail quand nous nous sommes levés. On a vu un peu Lola, encore toute pleine de sommeil. Avant qu'on parte, on a aussi vu Julie qui prenait son biberon. Et puis, .... GO !!!

Lorsqu'on a pris la route, de ce côté des Pyrénées, il y avait un peu de brume. Le soleil commençait à apparaître. Il ne faisait pas chaud. Les montagnes étaient très belles. J'aime beaucoup les Pyrénées : les montagnes sont vertes, très vertes. C'est très agréables à regarder. Le camping-car pouvait se confondre dans le paysage.
Après avoir passé le tunnel de Bielsa, le paysage était différent : on était entré en Espagne. Il faisait déjà chaud. Le paysage était sec, aride. Il y avait peu d'arbres, que des buissons style garrigue. On a pris l'autoroute vers Zaragosa. Avant, on est passé par des petites routes. Les villages d'Espagne semblent tristes. J'ai eu l'impression que les villages n'abritaient plus que des personnes âgées. Les maisons sont abîmées et les rues sont étroites. Ces villages ne donnent, en tout cas, pas envie d'y rester ! Par contre, les montagnes sont comme en France et notre pauvre petit camping-car avait des difficultés à grimper. Son moteur a pris un peu trop chaud et nous avons profité de cette pause pour casser la croûte.

L'après-midi, ça a été autoroute, autoroute et autoroute. J'ai pas mal dormi. Je me suis rendue compte que je devenais comme Sylvestre : avec la chaleur, le ballotement, j'ai souvent dormi lorsqu'on faisait de la route. Nous nous sommes arretés pour prendre de l'essence et aller aux toilettes. On fit souvent des arrêts "pipi". Ce fut une éternelle répétition. Au bout d'un moment, ma vessie s'est mis à ce nouveau rythme et maintenant, il faut que j'aille aux toilettes plus souvent qu'avant. La vie est dure ! A un moment, on a fait une pose pour acheter à manger. Et là, cric crac patatra, avec ma mère, on a craqué. On a acheté du Turron. C'est une sucrerie espagnole. Ca ressemble beaucoup à notre nougat mais ... c'est différent ! Comme dans le nougat, il y a des amandes grillées et du miel. Mais la recette n'est pas la même et le résultat est rudement délicieux. Le Turron me fait penser à Sylvestre et au voyage qu'on a fait ensemble en Espagne l'an passé parce qu'on avait acheté du Turron et il fut bien apprecié lors des coups de barre : le tandem ça fatigue (ET MEME SI ON EST A L'ARRIERE !!!!). Bon, on n'a pas acheté que du Turron pendant cette pose mais ce fut le meilleur achat.
Ensuite, la route a repris. On est arrivé vers 20h à Madrid. Mon père avait une liste de camping. On est allé dans un de ces campings. Le soucis : il fallait traversé Madrid. Il y avait plein de bouchons. Ce fut assez épique. Finalement, on est arrivé au camping. Alors, avec notre arrivée en Espagne, je suis devenue "le truchement". C'est ainsi que mes parents m'ont appelé. J'explique parce que je ne suis pas sûre que ça soit super évident. Le truchement n'est, à la base, pas une personne. On dit "par le truchement de quelqu'un". Ce "quelqu'un" est un intermédiaire qui fait passer un message. Moi, je faisais passer un message français qui venait de mes parents à une personne qui parlait espagnol. Je fus souvent le truchement. Pour se donner bonne conscience, mes parents ont dis que c'était pour que je m'entraîne. (rires).  Donc, par mon truchement, nous nous sommes installés dans ce camping. Nous avons pris un accès wifi. Comme ça, j'ai pu parlé avec mon amoureux !!! C'était trop bien de le retrouver un peu. ca faisait depuis samedi qu'on ne s'était pas parlé. Ah si! On s'est parlé au téléphone samedi soir. En tout cas, le problème du camping-car, c'est que, même s'il a deux batteries, lorsque la nuit tombe, on n'a pas grand chose à faire si ce n'est dormir. Alors, c'est ce qu'on a fait !!!
Par Forestrasta
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Samedi 13 septembre 2008
Quatrième jour : mardi (2 septembre 2008)

Mardi est le jour dédié à Madrid. Madrid ne nous fait pas un gros détour pour aller à Salamanca. Mais, on ne voulait pas y rester très longtemps, non plus. On était pas très sûr du temps qu'on y passerait (une journée ou deux?).
Le matin, nous avons mis un certain temps à quitter le camping : le temps de se lever, de déjeuner, de faire la vaisselle et de sa laver un peu. Tout ça nous a fait partir alors que la matinée commençait être bien avancée. Ne sachant pas combien de temps nous allions rester à Madrid, nous avons payer le camping et pris Volver. Je ne vous ai pas encore dis comment nous appelons notre camping-car : Volver. Ma mère l'écrit Volvert. C'est que ma mère a beaucoup aimé le film Volver (moi aussi !!!!). De plus, c'est un véhicule Volkswagen. Et pour finir, je vous l'ai déjà dis mais, il est vert !!!

Nous n'avons pas voulu nous garer dans Madrid avec notre gros animal. Nous nous sommes garés sur le parking de Carrefour de Madrid qui est à la périphérie. Hé oui, je suis d'accord avec vous : un Carrefour en Espagne ?!?!? S'il y avait que Carrefour, mais il y a aussi Auchan (dit Al Campo, vaste blague !) et Leclerc, et Dia, et Aldi. Voilà pour nos chers supermarchés, temples de la consommation française mais aussi espagnole.  Donc, nous nous garons ici pour faire nos courses à notre retour. Ca tombe bien, il y a un espèce de tram qui s'arrête au niveau du supermarché. Et là, nous partons dans les artères du réseau de métro de Madrid. Nous avons prévu d'arrêter notre course dans ces souterrains à Principe Pio. Et d'ailleurs, c'est ce que nous faisons. Principe Pio est un centre commercial où j'étais allée avec Laura (ma correspondante espagnole, grande fana d'achats et de lèche-vitrine). Nous faisons le tour du parc qui est à côté du Palacio Real. Je ne sais pas comment s'appelle la rue que nous avons emprunté mais, nous avons longé le Palacio Real et la cathédrale qui est à côté. Ensuite, nous sommes allés sur la Plaza Mayor. Si je me trompe, j'espère que mes parents vont rectifier mes erreurs. Puis, nous sommes passés à la Puerta del Sol. Nos estomacs commençaient à s'agiter et nous nous sommes mis en quête d'un bar à tapas avec tapas et pas trop cher. Finalement, nous avons trouvé ce que nous cherchions et nous nous sommes régalés avec des "croquetas", de la "bacalao" et de la "tortilla con patatas".
Le programme de l'après-midi était très simple : Prado!!! Cette simplicité allait devenir difficultés. En Espagne, je crois qu'ils aiment bien savoir ce qu'on a dans notre sac et sur nous. Nous sommes passés à travers un détecteur de métal comme quand on prend l'avion. Il a fallu laisser les sacs à la consigne. La visite commença enfin. Je voulais commencé par les peintures les plus récentes. Quand j'avais visité le Prado avec Laura, nous n'avions pas eu le temps de visiter le dernier étage où il y a le "Dos de mayo" et le "Tres de mayo". Très déçue, pour cette seconde visite, je voulais absolument les voir. Je les ai étudié en cours d'espagnol et, je pense que les voir en vrai aurait été très émouvant. En tout cas, je ne sais toujours pas quelle émotion ça fait de voir ces deux tableaux. En effet, une toute petite aile était fermée pour rénovation. Je suis sûre qu'ils étaient là parce qu'on est allé jusqu'au 16e siècle sans voir ni l'un, ni l'autre. On a vu d'autres tableaux de Goya mais ... On a abregé un peu notre visite car mon père n'est pas trop branché musée de peintures. Et puis, le Prado, c'est grand, il y a beaucoup de choses à voir. J'étais assez épuisée de cette visite. A notre sortie, mon père remarque qu'il manque un de ses couteaux dans les affaires qu'on lui avait pris à l'entrée. Il s'agit d'une outil multi-pinces. 'Fin bon ... Il a fallu expliquer ce qui se passait au gens de la sécurité. Ca a duré bien une heure cette histoire. Et, le truchement en avait un peu marre, pour ne pas dire beaucoup. Bref, nous sommes sortis assez incrédules, après avoir rempli un papier du musée pour au cas où on retrouve la pince. J'en avais franchement raz le bol de cette histoire. Pour retourner au métro, nous avons marché un peu. Je vous laisse imaginer le sujet de discussion. Je suis assez fataliste. Ca me gave vite de parler d'un sujet sur lequel on ne peut pas agir. On supposait qu'un des membres de la sécurité du musée avait mis la pince dans sa poche.
Sur le trajet, moment de plaisir : une glace. Deux parfums: turron et cappucino. Mmmmhhhhh ...
Retour en métro à notre parking. Achats à Carrefour. Alors, les supermarchés espagnols ont une qualité que les supermarchés français n'ont pas : des toilettes (Aseos pour ceux qui veulent y aller) !!! A chaque fois que nous sommes allés dans un supermarché (ou pas loin), nous en avons profité pour visiter les toilettes. Il y a souvent du papier. C'est gratuit. Et, c'est assez propre. Par contre, Alex, je ne sais pas pour le confort.
Nous avons pris la route pour Tolède. Je ne pourrais pas vous parler du paysage ou de quoi que ce soit, sauf, peut-être de mes rêves. Car, j'ai dormi tout le long du chemin. On a pas dû rouler longtemps mais, je n'en suis pas sûre car je dormais. L'endroit où nous passions passer la nuit était un parking. Mes parents ne se sont pas sentis bien sur ce parking (je ne suis pas sortie du Volver car j'essayais de me rendormir). Alors, on est allé à un autre endroit, dans la campagne. C'était assez sale avec une voie de chemin de fer pas loin mais tant pis ... La nuit commençait à tomber. Nous avons mangé et là ... Oh! Surprise! Au moment de ranger les couverts, dans le tiroir des couverts, on a trouvé la pince perdue ou volée au Prado. Une discussion a commencé à s'engager sur ce qui s'était passé. Moi, j'étais crevée et j'en avais marre de cette histoire. J'avais bataillé comme pas possible pour me faire comprendre aux gens du Prado et voilà la pince bien rangée dans le tiroir. On n'a pas compris pourquoi elle était là, comment elle était arrivée ici. Bref, ça ne m'a pas empêché de dormir.
Par Forestrasta
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Lundi 15 septembre 2008
Cinquième jour : mercredi (3 septembre 2008)

Après une bonne nuit, ça va toujours mieux. Aujourd'hui, nous allons à Tolède (Toledo) puis, nous emprunterons le chemin en direction de Salamanque. Voilà ce qu'il avait été décidé la veille.
Après le déjeûner, nous avons pris la route. Entre Madrid et Tolède, il y a, je crois, 80 km. Ceci pour vous dire que la route ne fût pas très longue. Surtout, la veille, nous avions déjà avancé.

Tolède est une ville que j'aime beaucoup. Elle se situe dans La Mancha. Ce qui veut dire qu'il est difficile d'échapper à Don Quichote. Tolède était la capitale de l'Espagne sous les Wisigoths. Ce fut aussi une ville importante pendant l'occupation de la péninsule. Donc, au niveau historique, Tolède est très intéressante. Elle a gardé les marques de cette histoire. Déjà, rien que par l'organisation de la ville, cela se voit : Tolède se situe sur une colline qui est entourée par un fleuve (le Tage), au sommet de la colline un château domine, etc. A Tolède, on peut trouver une grande cathédrâle mais aussi une synagogue et une mosquée. La mosquée date de l'époque musulmane. Lorsqu'on a voulu y aller, elle était en restauration.
Je suis déjà allée à Tolède. Laura a une maison près de Tolède et on y était resté une semaine. J'avais hâte d'y retourner. Ce qui m'avait beaucoup marqué, c'était la gare. Ca peut faire rire mais je l'ai trouvé magnifique. Et là, nous y sommes allés. C'était sublime ! J'aime beaucoup l'art "musulman" (je ne sais pas comment ça s'appelle). Je ne suis jamais allée dans le sud de l'Espagne, là où il y a de véritables chefs-d'oeuvre. Je me satisfais de ce que j'ai vu pour le moment. Dès que j'aurai les photos, vous verrez ce qu'une gare peut être belle.
Nous avons passé la matinée à Tolède. Nous avons vu la gare. Nous avons déambulé dans les rues étroites et pavées de Tolède. Nous sommes passés devant la cathédrale, devant la mosquée, près du château. Ensuite, nous sommes retournés au Volver pour casse-croûter. Puis, nous nous sommes éloignés de Tolède pour aller sur une autre colline en face de Tolède, pour prendre des photos. Une fois les photos prises, la route ...

Une route sans fin. Une route où au bout il y a une ville. Une ville que je ne connaissais pas. Une ville qui allait vivre avec moi pendant un an. Une ville qui allait voir mes peines et mes joies. Une ville pleine de souvenirs dans neuf mois, lors de mon retour en France. Une ville dont on m'avait vanté sa beauté et sa vie. Une ville qui m'attendait. Et moi, je m'attendais à la voir à chaque tournant. Quand allait-elle apparaître devant mes yeux? Une question d'heure puis de minutes. Je voyais le GPS qui indiquait à quelle heure nous allions y être. L'impatience et la peur. Et si elle n'était pas aussi bien que tout le monde l'avait dis? Et si elle ne plaisait pas? Et si ça se passait pas bien pendant cette année? Des questions, des peurs et d'un coup nous y voici !


Finie la campagne aride ! Finie la route déserte ! Finie les craintes ! La ville se cache derrière la banlieue. On voit des arbres. Je suis rassurée. Jusqu'ici, le vert me manquait. Ici, il y en a un peu. Nous devons trouver le camping que nous avons choisi. Il est de l'autre côté de la ville. Une sorte de périphérique nous fait faire le tour. Le camping est à l'extérieur de la ville. C'est demain que nous entrerons dans le coeur de la ville. Le camping me plait bien : le gérant du camping (y a-t-il un autre mot?) est sympathique. Tout de suite, il nous donne un plan de la ville avec la ligne de bus qui s'arrête devant le camping et qui emmène ses clients au centre ville.

La soirée se passe bien. Avant de se coucher, avec ma mère, nous faisons quelques mots de cinq lettres. C'est un jeu auquel nous avons beaucoup joué avant de se coucher. Chacune nous cherchons un mot de cinq lettres. On l'inscrit sur un bout de papier. Le but du jeu est de trouver le mot de l'autre. On dit pour cela des mots. L'autre dit combien de lettres justes sont placées au bon endroit. On dit seulement ça. La première personne qui dit le mot de l'autre a gagné. Ce jeu est très pratique car on a besoin que de papier et de stylo. On y a beaucoup joué et on a bien rigolé.
Bonne nuit et à demain pour de nouvelles aventures !!!

Par Forestrasta
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